RDC: la Synergie des enseignants radicalise la grève !

Par Justin Kadima

L’année scolaire 2021-2022 vient d’être secouée par des mouvements de grève, sur toute l’étendue de la République, dans le secteur public de l’enseignement.

En effet, n’ayant pas obtenu des réponses satisfaisantes, à leurs revendications auprès de l’Etat, les enseignants des écoles publiques avaient décidé d’entamer une grève, dès le 04 octobre dernier, date de la rentrée scolaire, fixée dans le calendrier.

Deux semaines après, les enseignants montent au créneau en radicalisant la grève.

Le vice-président de la Fédération Nationale des enseignants et éducateurs, Augustin Ntumba Nzuji, vient de fixer l’opinion en déclarant, dimanche 17 octobre au micro de nos confrères de la Rtga, ce qui suit :  » Depuis une semaine, nous observons avec succès, ces mouvements de grève, pour contraindre le Gouvernement à retourner à la table des négociations, après cette mascarade de commission paritaire. Nous maintenons donc la grève, jusqu’à ce que débutent des négociations justes et respectables, susceptibles de résoudre le problème des enseignants et non le problème des individus « , avait-il renchéri.

Du côté du collectif des délégués des enseignants des écoles conventionnées catholiques, un même son de cloche a été entendu.

Réunis en Assemblée générale d’évaluation, samedi 16 octobre dernier à Kinshasa, ces délégués, par la bouche de leur Coordonnateur, monsieur Albert Mbale, ont fait la déclaration suivante :  » Les professionnels de la craie, des écoles conventionnées catholiques, par voie de leurs délégués réunis en collectif, décident de garder leur position de grève, jusqu’à obtenir des solutions idoines à leurs revendications légales « .

A la même occasion, ils ont recommandé au Comité national du SYNECATH, de convoquer urgemment une Assemblée générale pour examiner les menaces du ministre de l’EPST.

Pour sa part, le Syndicat National des Professionnels de l’enseignement, SYNAP, à travers son Secrétaire Général, Marcel Niongo, joint au téléphone par Rtvs 1, le dimanche 17 octobre, martèle en déclarant :  » Nous demandons à tous les enseignants de continuer à respecter le mot d’ordre, en dépit des intimidations de quelques autorités scolaires parce que jusqu’à présent, la situation n’a pas évolué « .

Selon ce Syndicat, le Ministre avait promis le début des négociations le mercredi passé, mais jusqu’aujourd’hui rien n’est fait.

C’est pourquoi, dit son Secrétaire Général :  » Nous demandons aux enseignants de continuer à respecter le mot d’ordre. C’est la radicalisation jusqu’à ce que nous aurons gain de cause. Que le Gouvernement prenne en compte nos revendications c.à.d le paiement du deuxième palier de Mbudi, la suppression des zones salariales, ainsi que le paiement de toutes les Nouvelles Unités « .

Signalons que lors de la vingt-quatrième réunion du Conseil des Ministres de ce vendredi 15 octobre dernier, la question de la grève des enseignants avait été évoquée. Un arrêté interministériel, tel que décidé en Conseil, doit être signé pour la reprise des négociations. A titre d’information, les ministères concernés, par cet arrêté, sont: la Fonction Publique, le Budget, les Finances et l’EPST.

En attendant le dénouement de la crise, la Synergie des enseignants demande aux parents de garder les enfants à la maison.

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