RDC – Sécurité alimentaire: Le député national Obedi Nyamandjoku propose des amendements en faveur de la production vivrière nationale

Par Andy Mbengay

Le mercredi 7 mai 2025, lors de la séance plénière à l’Assemblée nationale, le député national Obedi Nyamandjoku a apporté un amendement majeur à la proposition de loi fixant les principes fondamentaux de la sécurité alimentaire en République Démocratique du Congo.

S’inscrivant dans la vision du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, notamment sur la revanche du sol sur le sous-sol, l’élu de Fizi (Sud-Kivu) a articulé son intervention autour de trois axes principaux : la valorisation des ressources agricoles et minières, le renforcement de la production vivrière nationale, et la mise en place de réserves stratégiques alimentaires.

« J’ai insisté sur l’importance de la sécurité alimentaire, car sans nourriture, il n’y a pas de vie. Mon premier amendement concernait le préambule, pour rappeler que cette vision provient du Chef de l’État. Ensuite, j’ai proposé un article spécifique sur la production vivrière nationale, car notre pays dépend encore trop des importations alimentaires. Enfin, j’ai abordé la nécessité de structurer les réserves alimentaires aux niveaux national, provincial et territorial, afin d’assurer notre résilience, notamment en cas de conflit », a expliqué le député.

Obedi Nyamandjoku s’est également insurgé contre la dépendance alimentaire de certaines régions, citant l’exemple de Baraka, où la farine de manioc consommée est importée de Tanzanie.

« C’est un comble ! La Tanzanie est un pays semi-aride, tandis qu’à Fizi, nous avons des terres fertiles, un climat favorable et des ruisseaux propices à l’irrigation. Le problème, c’est la mauvaise gouvernance et l’absence d’une politique agricole claire. Il est temps d’interpeller le Ministre de l’Agriculture pour qu’il explique la vision du gouvernement en matière de souveraineté alimentaire », a-t-il déclaré avec fermeté.

Le député a également déploré le manque d’agronomes et de moniteurs agricoles qualifiés pour encadrer les exploitations locales, un déficit qui empêche le pays de tirer pleinement profit de son potentiel agricole.

La proposition de loi, enrichie par ces contributions, a été adoptée en plénière et renvoyée à la commission compétente pour une seconde lecture.

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